20 avril 2021

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La pente est-elle trop raide pour Rennes ?

Martin Terrier 7 - Rennes - Mathieu Debuchy 26 - Saint Etienne - FOOTBALL : Rennes vs Saint Etienne - Ligue 1 - Rennes - 14/02/2021 FedericoPestellini/Panoramic PUBLICATIONxNOTxINxFRAxITAxBEL

Avant d’aller rendre visite à Montpellier, Rennes semble avoir perdu le fil. Mais depuis le début de saison, les Rouge et Noir peinent surtout à appliquer avec une détermination constante les principes de jeu de Julien Stéphan. 

Dans cette saison en montagnes russes, cela semble remonter à une éternité. Camavinga ne cessait alors d’impressionner, Maouassa avait enrichi sa panoplie pour devenir une sorte de latéral meneur de jeu, tandis que Raphinha était encore là pour adresser des services décisifs. C’était le match aller face à Montpellier, la première victoire de la saison du Stade Rennais (2-1), qui avait entamé son championnat en ramenant un bon nul de Lille. Six mois plus tard, le panorama est bien moins rose.

Camavinga a perdu de sa fraîcheur, Maouassa n’est plus que l’ombre de lui-même, tandis que Raphinha est parti. Les principes de jeu de l’équipe n’ont toutefois pas foncièrement changé. Cette saison, Julien Stéphan demande à ses joueurs d’exercer un pressing extrêmement agressif à la perte, et son bloc joue plus haut pour asphyxier l’adversaire. Problème : dans les périodes où ça ne tourne pas, Rennes se fait transpercer sur les transitions défensives, alors que sa possession -73% face à Saint-Etienne, considéré par Stéphan comme «le plus mauvais match de la saison»- se révèle trop souvent stérile et stéréotypée. Dimanche dernier, on a d’ailleurs senti dans les paroles de Damien Da Silva une lassitude devant les écueils des siens. «Franchement, qui prend du plaisir aujourd’hui à nous voir jouer, s’est interrogé le capitaine, en tout cas je n’en prends pas sur le terrain. En fait, on a un jeu très engagé, on mobilise beaucoup de joueurs pour contrer l’adversaire, alors si cela doit faire changer les résultats pourquoi ne pas changer d’identité de jeu ?».

A se fier aux déclarations d’Hamari Traoré vendredi, en conférence de presse, ce changement ne semble toutefois pas au programme, . «A la perte, on met vite sous pression l’adversaire, et ça permet de récupérer rapidement le ballon (…) je ne pense pas qu’on doit laisser davantage le ballon à l’adversaire» a estimé le latéral droit. On n’a pas non plus senti d’infléchissement dans les mots de Julien Stéphan, qui a changé plusieurs fois de schéma (4-3-3, 4-4-2, 5-3-2), parfois même en cours de match, mais jamais de principes de jeu. Il faut dire que cette philosophie a aussi permis à Rennes d’être leader de Ligue 1, et plus récemment, de malmener Lyon (2-2). Après les trois dernières sorties moroses (Lorient, Lens, Saint-Etienne), on oublierait aussi presque que cette équipe avait presque fait jeu égal avec Lille (0-1). C’était le 24 janvier, mais là aussi cela semble remonter à une éternité dans cette saison en montagnes russes. A Montpellier, Rennes va t-il continuer à s’enfoncer, ou remonter la pente ?

Thomas Goubin

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