26 juillet 2021

Foot Breizh

Actualité du football breton

Rennes boit la tasse

FEP/Panoramic

Le Stade Rennais est en chute libre. Face à Lens, les Bretons sont tombés pour la deuxième fois de rang à domicile (0-2). Sur les deux derniers mois, les hommes de Stéphan ont remporté un seul match. L’état d’urgence peut être déclaré.

Rennes est aspiré. Aspiré dans une spirale négative qui semble sans fin. Ce samedi après-midi, les Rouge et Noir ont pourtant donné des signaux d’un réveil dans une première période au contenu presque irréprochable. Duels remportés, agressivité de tous les instants, les hommes de Julien Stéphan avaient retrouvé la férocité que leur entraîneur avait appelé de ses vœux avant le précédent match à domicile, face à Bordeaux (0-1). Les transmissions étaient appuyés, les appels multipliés, notamment par un surprenant trio Tait-Hunou-Del Castillo, particulièrement mobile, mais à l’impact trop limité dans la surface. Dominateur, Rennes ne s’est ainsi pas créé pléthore d’occasions franches, faute d’un certain manque de vitesse pour exploiter des interceptions haut sur le terrain (Tait 14e, Del Castillo 15e), ou à cause d’une qualité de frappe déficiente. En revanche, Lens s’est montré létal sur son unique opportunité de la première période, conséquence d’une erreur de jeunesse d’Adrien Truffert, qui perdait un ballon sur son côté gauche, à 25 mètres de ses buts, après avoir tergiversé. Face à Salin, Kalimuendo ne faisait pas de détail (28e).

Malgré le contexte pesant, Rennes conservait de la consistance après cette ouverture du score, comme sur cette superbe action collective conclue par une frappe de Tait contrée par Gradit (32e). Dans ces circonstances, il était étonnant de voir Julien Stéphan réalisé quatre changements au repos, alors qu’une simple retouche semblait s’imposer. Avec Maouassa à la place de Truffert, Camavinga à la place de Nyamsi (blessé), Doku pour suppléer Del Castillo, et Niang en substitut d’Hunou, Rennes gagnait en impact, mais perdait en cohérence et en justesse. Lens se montrait d’ailleurs encore le plus dangereux, et n’était pas loin de doubler la mise (58e), à nouveau sur une frappe de Kalimuendo cette fois bien repoussée par Salin. A ce moment de la rencontre, Rennes avait tiré sept fois au but, mais seulement cadré une frappe de plus que son adversaire, et Lens s’était finalement créé les deux meilleures occasions. Niang faisait tout de même peser la menace dans la surface (66e, 73e), mais l’excellent défense à trois des Nordistes intervenait toujours proprement. Avec Camavinga, il était le seul entrant à peu près au niveau des sortants.

Pour le reste, Doku était terriblement maladroit, Maouassa loin d’être revenu à son meilleur niveau, alors que Nzonzi, replacé en défense centrale, n’était pas à son aise. Devant l’impuissance rennaise, Julien Stéphan allait jusqu’à changer de système (69e) en passant en 4-2-3-1, avec le duo Camavinga-Bourigeaud devant la défense, et un Yann Gboho qui remplaçait James Léa-Siliki. Rennes dominait, mais sa seule véritable occasion venait d’un coup de pied arrêté, un coup-franc excentré de Maouassa repoussé par Leca (77e). Dans la minute suivante, l’édifice précaire des locaux s’effondrait quand l’entrant Ganago, avec une grande lucidité, se défaisait de Maouassa, avant d’ajuster Salin. Le contre lensois avait laissé apparaître le terrible repli défensif rennais. L’équipe pleine de bonne volonté de la première période avait disparue. On recherche aussi  toujours celle si séduisante du début de saison.

Thomas Goubin

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