8 mars 2021

Foot Breizh

Actualité du football breton

Le naufrage lorientais

FedericoPestellini/Panoramic

Face à un adversaire de très haut niveau, les Merlus n’ont pas existé (0-4) et sont désormais relégables.

Lorient n’a jamais fait illusion. Face au deuxième de Ligue 1, les Merlus ont donné une réplique d’équipe de bas de tableau, et même de relégables qu’is sont désormais. Car, après en avoir pris quatre dimanche soir, et ne pas avoir trouvé le chemin des filets pour la troisième fois de rang, Lorient est 18e. L’affaire a été pliée dès la 57e minute, quand Yazici, déjà auteur d’un doublé, se muait cette fois en passeur décisif pour Araujo. Sous la pression, Lorient n’a jamais réussi, ou presque, à ressortir le ballon proprement, et à force de prendre des vagues a fini par payer des erreurs individuelles, même si c’est collectivement que les Merlus ont été dépassés.

Avant l’ouverture du score (Yazici, 29e), on avait ainsi plutôt envie de de louer tout ce qu’apporte Andreaw Gravillon à la défense lorientaise. Un joueur qui s’affirme match après match, qui avait déjà été auteur de deux interventions décisives (sur Bamba à la 5e, puis Araujo à la 20e), mais l’ancien salarié de l’Inter Milan a gâché son bon début de match en restant scotché dans la surface alors qu’un pas aurait suffi à mettre Yazici hors jeu. Ce sera ensuite Mendes qui fautera, en se loupant de manière invraisemblable sur une intervention dans son couloir droit. Il laissait filer Bamba, et au bout du contre, c’est encore Yazici qui se trouvait à la finition (51e).

Marveaux pas au rendez-vous

Le plan de Christophe Pélissier était clair mais n’a pas fonctionné : tenter de gratter des ballons dans l’entre-jeu,  grâce à un pressing agressif, pour prendre à revers les Lillois grâce à la vitesse de Moffi, Wissa, et Laurienté. Placé en retrait du Nigérian, Sylvain Marveaux était chargé de mettre sur orbite les fusées lorientaise grâce à sa qualité de passe. Mais le milieu de 34 ans, titularisé seulement pour la deuxième fois de la saison et remplacé par Grbic à l’heure de jeu, n’a pas posé son pied sur la rencontre, et remporté trop peu de duels (un sur six) pour peser dans l’entre-jeu. C’est finalement sur un ballon gratté par Laurienté, qui lançait Wissa dans la profondeur, que les Merlus, malgré toutes leurs insuffisances, ont été à deux doigts de revenir au score en toute fin de première période, mais le Congolais butait sur Maignan.

Revenus avec l’intention de presser plus haut en deuxième période, Lorient a finalement explosé au moment où il se voulait le plus entreprenant. Car l’ensemble parfaitement huilé de Christophe Galtier ressortait sans problème, et les vagues continuaient à s’abattre sur les buts de Nardi avec la violence d’un soir de tempête. A la barre d’un navire à la dérive, Pélissier a multiplié les changements dès l’heure de jeu, mais la physionomie de la rencontre restait la même. Les Le Fée, dont la créativité fait cruellement défaut aux Merlus, Lemoine, Grbic, ou Hamel, ne brillaient pas davantage que leurs prédécesseurs. Lorient n’était tout simplement pas de taille à se battre contre une équipe qui devrait passer sa saison dans le top3. Dépassés, les Merlus ont même laissé suffisamment de liberté à Jonathan David, pour que le Canadien marque enfin son premier but. Le naufrage est total, mais Lorient peut se permettre une défaite face à un tel adversaire, mais pas de ne pas réagir dès la semaine prochain pour la réception de Montpellier, 4e du classement …

Thomas Goubin

Laisser un commentaire