27 février 2021

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PSG- Rennes (3-0) : toujours les mêmes maux

Benoit Bastien - arbitre FOOTBALL : PSG vs Stade Rennais - Ligue1 Uber Eats - 07/11/2020 JBAutissier/Panoramic PUBLICATIONxNOTxINxFRAxITAxBEL

Comme à Chelsea, Rennes a lourdement chuté (3-0), après une prestation décevante, victime de ses lacunes.

A Stamford Bridge, malgré la défaite, le Stade Rennais avait montré qu’il avait su tirer les leçons de sa faillite sévillane. Au Parc des Princes, les hommes de Stéphan ont, en revanche, répété des erreurs qui le plombe ces dernières semaines. Sauf contre Saint-Etienne (3-0), Mendy, puis Gomis aujourd’hui, ont toujours terminé une rencontre en allant chercher au moins un ballon au fond de leurs filets. C’est en partie le prix à payer pour les options plus agressives prises cette saison : ligne défensive plus haute et un bloc compact côté ballon en phase de possession adverse. S’il parvient à s’extraire de la pression bretonne, il y a des espaces évidents à exploiter pour l’adversaire  comme sur ce ballon au profondeur qui a permis à Di María de doubler la mise (21e). Mais l’Argentin a a alors aussi profité d’un alignement approximatif de Truffert, qui prenait la relève de Dalbert. Face à Angers et Brest, les deux derniers adversaires de Rennes en Ligue 1, c’était des erreurs d’appréciations d’Aguerd qui avaient pénalisé les Rouge et Noir. Il existe donc des contreparties à certaines options stratégiques, mais il y a aussi la responsabilité des hommes.

Plus tôt (11e), c’était d’ailleurs une terrible erreur de relance de Gomis, qui conduisait Léa-Siliki à perdre la ballon aux 25 mètres, avant que Kean, depuis l’entrée de la surface, ne laisse aucune chance au portier rennais. Ce n’était pas la première relance délicate pour le Stade Rennais, et Tomas Tuchel avait manifestement ciblé ce manque de maîtrise des Rouge et Nord sur ces phases où le jeu au pied insuffisant de Gomis rend l’audace rennaise parfois trop téméraire. Arrivé avec des ambitions à Paris, Rennes regagnait les vestiaires avec deux buts de retard, et après ne s’être crée des occasions presque uniquement sur coups de pieds arrêtés.

 Doku : menace fantôme

C’est là aussi une constante des dernières sorties rennaises. Les Rouge et Noir peuvent dominer ou au moins disputer la possession à un adversaire comme le PSG (53% pour les locaux au repos), mais ils peinent à créer des décalages, ou à trouver Serhou Guirassy autrement que dos au but, tandis que Doku ne fait pour le moment que peser une menace fantôme. A nouveau titularisé, Yann Gboho a été l’un des rares à faire la différence par le dribble, mais il s’est trop rapidement éteint (supplée par Terrier à la 55e). Devant cette stérilité, Rennes en est alors réduit à faire peser une menace réelle sur corners ou coup-francs excentrés. Comme à la 22e minute, quand Nzonzi reprenait de l’épaule une offrande de Bourigeaud alors qu’il se trouvait seul aux six mètres. Cinq minutes plus tard, la déviation du géant de La Garenne-Colombes était proche d’être rabattue par Truffert au deuxième poteau, comme Da Silva n’avait pas été loin de réduire le score à Stamford Bridge.

En deuxième période, Rennes ne rectifiera pas le tir, malgré un PSG diminué par les sorties de Kehrer et Gueye dès le premier acte, et les absences de Mbappé et Neymar. Côté Rouge et Noir, il était évident que Camavinga manquait pour apporter un surplus de créativité à l’entre-jeu rennais, même si le trio Nzonzi-Bourigeaud-Siliki (sorti à la 56e), c’est plutôt bien comporté. Maouassa manque aussi terriblement, alors que Truffert n’a pas vraiment fait mieux que Dalbert. Rennes terminait la rencontre à 51% de possessions, 12 tirs (à 6), mais seulement deux de cadrés, et un nouveau but encaissé (71e) suite à un duel perdu par Truffert, et un Gomis pas irréprochable même si la frappe de Di María avait été déviée par Da Silva. Toujours les mêmes maux.

Thomas Goubin

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