9 mars 2021

Foot Breizh

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Ligue des champions : Rennes logiquement surclassé

Dépassé par un impressionnant FC Séville, Rennes était trop diminué pour pouvoir rivaliser. La défaite (1-0), qui aurait pu être bien plus copieuse, n’a rien d’indigne. 

Il y avait clairement une classe d’écart entre le FC Séville, six fois vainqueur de l’Europa League, et le Stade Rennais, novice en Ligue des champions. Pas un scoop, mais la différence s’est matérialisée dès l’entame de ce deuxième match de poule, avec des Espagnols qui ont acculé les hommes de Julien Stéphan dans leur camp grâce à la qualité de leur pressing. Rennes a même été noyé sous un déluge d’occasion, et seul un Alfred Gomis des grands soirs a permis aux visiteurs de rester longtemps à flots, avant de céder à la 56e sur une reprise de volée de Luuk de Jong. Séville a alors appliqué sa spéciale, cette ouverture en diagonale d’un défenseur dans le dos de l’arrière-garde rennaise, où jaillissait le latéral, Marcos Acuña, au centre d’une précision remarquable pour l’avant-centre hollandais.

Rennes décimé

Certains penseront que Rennes n’a pas été ambitieux, mais les hommes de Stéphan pouvaient-ils faire mieux, avec une équipe diminuée au coup d’envoi, puis décimée au fur et à mesure qu’avançait le match avec la blessure de Daniele Rugani dès la 15e minute, remplacé par Nayef Aguerd, puis celle de Benjamin Bourigeaud (49e), le seul milieu de terrain en pleine possession de ses moyens athlétiques, Jonas Martin et Clément Grenier arrivant à ce rendez-vous à court de compétition ? Derrière, avec l’inexpérimenté Soppy à droite, et Traoré exilé à gauche, où il se montre bien moins agile que dans son couloir de prédilection, le Stade Rennais ne disposait d’aucune voie fiable de relance, d’autant que Nzonzi, la plaque tournante du jeu rennais était suspendu, et que Camavinga était forfait. Seule la ligne d’attaque pouvait être considérée comme celle de l’équipe-type, mais elle n’a eu que des miettes à se mettre sous la dent.

Suffisant tout de même pour que Doku commence à montrer pourquoi Rennes a fait tant d’efforts pour lui. Son explosibilité a ainsi donné quelques répits au Stade Rennais face à la pression asphyxiante des locaux, et le Belge s’est aussi montré précieux pour épauler un Brandon Soppy dépassé. De l’autre côté, Martin Terrier, l’un des meilleurs face à Krasnodar la semaine dernière, a rechuté en se montrant bien trop timoré les rares fois où il s’est trouvé lancé face au but, tandis que Serhou Guirassy n’a pas pu faire grand chose d’autre que de jouer des épaules face à l’imposant duo formé par les ex de Ligue 1, Diego Carlos et Jules Koundé. Au final, seul un coup-franc de Clément Grenier (70e), détournée par Bounou, peut être rangé dans les colonnes des occasions rennaises. C’est bien maigre, mais face à un Séville à son meilleur, et étant donné les circonstances du soir, Rennes ne disposait tout simplement pas des armes pour rivaliser.

Thomas Goubin

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