27 février 2021

Foot Breizh

Actualité du football breton

Stade Rennais : un de chute

Première défaite (1-2) de la saison pour les Rouge et Noir trop vulnérables derrière et trop neutres devant. 

Le retour à la réalité de la Ligue 1 a été rude pour le Stade Rennais. Pas de réussite, plus d’essence, et au bout de ce vendredi soir d’avant couvre-feu, une première défaite de la saison, la première face à Angers depuis 1976. Alors qu’on attendait Doku, qui s’étrennait comme titulaire, on a surtout vu le revenant Sofiane Boufal, buteur et inspiré. Et Rennes a plongé après une sortie mal pensée d’Alfred Gomis, premier complice du lob d’Angelo Fulgini (57e) auquel le club brétillien ne parviendra pas à répondre.

Les Rouge et Noir avaient pourtant bien entamé leur deuxième rendez-vous de la semaine au Roazhon Park, après Krasnodar, avec des visiteurs sous pression qui avaient fini par céder après un superbe centre d’Adrien Truffert, repris par un Flavien Tait, plutôt convaincant dans son nouveau rôle de relayeur, et un Adrien Hunou à l’affut alors que Paul Bernardoni n’avait pu maitriser le ballon (18e). Mais l’égalisation angevine sur la première véritable incursion des visiteurs dans les 30 derniers mètres (27e) a fait mal aux locaux et requinqué les hommes de Stéphane Moulin. Dans le dernier quart d’heure de la première période, on voyait surtout Sofiane Boufal, plutôt que la jeunesse rennaise, les Truffert, Gboho, Doku, ou Camavinga, tous âgés de moins de 20 ans.

Pris dans leur dos

Rennes paraissait dès lors vulnérable, et cela se confirmera en deuxième période. Angers profitait de l’espace dans le dos de la défense locale, et sur un de ses contres l’erreur d’appréciation de Gomis précipitait la chute rennaise. «Rennes est une équipe qui joue très haut et peut se retrouver fragilisée à la perte du ballon, a analysé Stéphane Moulin, et on avait demandé aux joueurs de jouer dans leur dos». Rennes paraissait rincé aussi à partir de l’heure de jeu. Et Julien Stéphan a alors peut-être tardé à faire rentrer Benjamin Bourigeaud (82e), l’homme capable d’apporter du liant entre milieu et attaque, alors que Camavinga était sorti et que Tait, qu’il relayait, était exténué.

Stéphan ne cherche pas d’excuses

Au terme de sa première semaine à trois matches, les hommes de Julien Stéphan n’ont pas connu la victoire, et ont même vu leur invincibilité prendre fin. «On a bien conscience que ce match entre deux matches de Ligue des champions tombait au bon moment pour nous» a d’ailleurs reconnu Moulin. Mais Julien Stéphan, qui avait fait passer son équipe en 4-4-2 en fin de match, comme face à Krasnodar, refusait de s’abriter derrière la théorie de l’usure. «Il y a eu trop de manques pendant une heure, lamentait l’entraîneur, on s’est coupé en deux, on n’a pas bien défendu ensemble, c’est la principale raison de notre défaite. On a un certain nombre de choses à revoir sur le plan collectif. Il y a eu une déficit d’agressivité au milieu de terrain, on a laissé trop de latitude aux attaquants d’Angers.» Le coach soulignait aussi que ses joueurs avaient «déséquilibré 23 fois l’adversaire pour trois frappes». Difficile alors de ne pas penser aux moult ballons bafouillés par Doku, et à l’absence de Raphinha, parti en Angleterre alors qu’il était l’élément offensif le plus décisif, derrière Serhou Guirassy. Mais c’est bien collectivement que Rennes a chuté pour la première fois de la saison.

Thomas Goubin

Laisser un commentaire