5 mars 2021

Foot Breizh

Actualité du football breton

Lille-Rennes (1-1) : Un bon point et un grand Camavinga

A défaut d’être étincelant, Rennes a montré dès la 1ère journée que son collectif a conservé tout son répondant dans l’adversité, alors qu’Eduardo Camavinga a encore impressionné. 

Peut-on parler de test dès la première journée, alors que les états de forme sont souvent disparates et les effectifs pas encore stabilisés ? Difficile, mais il n’en reste pas moins que ce match entre deux équipes que seul un point ont séparé la saison dernière et dont les onze ont peu bougé depuis a bien ressemblé à l’affrontement de deux rivaux pour l’Europe. Une lutte âpre entre deux collectifs qui se redoutaient, opposition longtemps verrouillée avant une intervention aussi maladroite que dangereuse de Sacha Boey sur Reinildo (35e). Elle valait un rouge au latéral de 19 ans pour sa deuxième titularisation en Ligue 1. Sur un pied haut, ses crampons touchaient le crâne du Brésilien, et Julien Stéphan n’avait pas encore eu le temps de faire entrer Brandon Soppy à la place de Jonas Martin pour rééquilibrer son équipe, quand Jonathan Bamba traçait une diagonale depuis le côté droit, celui de Boey, et recevait dans l’axe un service cinq étoiles de Xeka, avant d’ajuster Mendy depuis l’entrée de la surface (40e).

Dans cette fin de premier acte enlevé, c’est Reinildo qui se transformait en bourreau, et perdait lui aussi son sang froid quand Raphinha s’échappait dans son dos. Son tacle bien trop musclé lui valait le rouge (43e). A défaut d’égaliser, Rennes pouvait se satisfaire de rentrer aux vestiaires à égalité numérique. Les Bretons devraient toutefois attendre la 64e minute, pour commencer à vraiment prendre l’ascendant. Cela coïncidait avec les entrées simultanées de Del Castillo, Tait, mais surtout d’un Eduardo Camavinga étincelants. Le prodige de 17 ans percutait, distribuait et était même à deux doigts d’égaliser quand il coupait au deuxième poteau un centre fuyant de Del Castillo (69e). Cinq minutes plus tard, il déviait de la tête un corner vers le deuxième poteau, où Da Silva jaillissait pour claquer le ballon au fond des filets d’un tacle énergique. Avec une profondeur de banc supérieure à la Lilloise, et un Martin Terrier replacé dans l’axe dans le 4-3-3 de Julien Stéphan, Rennes semblait même en mesure d’emporter la décision, mais les deux équipes se sont quittées dos à dos. Avant de passer la saison côte à côte ?

L’homme du match : Eduardo Camavinga

Dès son entrée en jeu, l’animation offensive de Rennes a gagné en clairvoyance. Par ses accélérations, ses orientations, le prodige Rouge et Noir a été le moteur du retour breton, dans un match où les visiteurs se sont trop longtemps montrés inoffensifs. Voilà ce qu’il suffit à Camavinga pour montrer à 17 ans qu’ils est déjà le meilleur joueur de l’équipe : 25 minutes lors d’un match de reprise et après des dernières semaines de préparation où il a été longtemps ménagé à cause d’une blessure aux adducteurs. Un échantillon représentatif de son immense talent.